Salix exigua, le Saule des coyotes ou Saule coyote, est sans doute l’un des plus beaux arbustes Ă feuillage gris. DotĂ© d’une cime dressĂ©e, un peu Ă©chevelĂ©e, formĂ©e de rameaux longs, fins et souples, s’Ă©largissant avec le temps, il compose une masse lĂ©gère et très argentĂ©e, tissĂ©e de longues feuilles duveteuses qui jouent avec la lumière et le vent. Cette espèce sauvage est non seulement une des plus Ă©lĂ©gantes mais aussi une des plus tolĂ©rantes en matière de sol, avec le saule marsault. Il se plaira tout autant les pieds dans l’eau, au bord d’un point d’eau, que sur un talus plus sec en Ă©tĂ©, dont il retiendra la terre.
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Appartenant Ă la famille des salicacĂ©es, Salix exigua est une espèce botanique caduque originaire de l’ouest de l’AmĂ©rique du Nord, d’une zone couvrant la Colombie-Britannique au Canada jusqu’au Nouveau-Mexique aux Etats-Unis. Dans son milieu d’origine, ce saule constitue une excellent cachette pour les coyotes, d’oĂą son nom commun. Il s’agit d’une espèce pionnière et ubiquiste, une essence de lumière moins exclusivement liĂ©e aux lieux humides que la plupart des autres espèces du genre Salix. Le saule des coyotes est un arbuste Ă souche drageonnante, qui a tendance Ă s’Ă©taler latĂ©ralement avec le temps. Il montre un port caractĂ©ristique, Ă©lancĂ© mais un peu hirsute et irrĂ©gulier, supportĂ© par un ou plusieurs troncs ramifiĂ©s près de la base en fines branches souples. A maturitĂ©, ce saule de croissance rapide atteindra en moyenne 4 m de hauteur pour 5 m d’envergure. Les jeunes rameaux sont Ă©rigĂ©s et de couleur brun rosĂ©. Le feuillage est caduc, les feuilles effilĂ©es mesurent 10 cm et sont soyeuses. La couleur vert-gris sur le dessus est plus bleutĂ©e et très argentĂ©e sur le revers. La floraison, peu visible, un peu cachĂ©e par le feuillage, a lieu en avril-mai, sur des sujets mâles et femelles sĂ©parĂ©s. Les chatons mâles mesurent  jusqu’Ă Â 10 cm de long, les femelles 8 cm de long. Le fruit est une capsule qui s’ouvre pour libĂ©rer des graines munies de longues soies.
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Aussi ravissant au bord d’un cours d’eau qu’en massif ou dans une haie champĂŞtre, le saule coyote rĂ©siste parfaitement aux fortes gelĂ©es et s’avère très facile Ă cultiver en sol ordinaire, dans toutes nos rĂ©gions. Contrairement Ă la plupart de ses congĂ©nères, il n’exige pas un sol frais ou dĂ©trempĂ© tout au long de l’annĂ©e, et s’avère capable de rĂ©sister Ă des pĂ©riodes de sĂ©cheresse estivale moyennant un bon arrosage Ă©pisodique. Aux Etats-Unis, il est couramment utilisĂ© pour stabiliser les berges ou les talus en bordure des cours d’eau. On peut par exemple l’associer au feuillage pourpre d’un cotinus, d’un noisetier ou d’un hĂŞtre, et l’entourer de Panicum, d’herbe de la Pampa ou de Miscanthus dans une scène tout en lĂ©gèretĂ©.
, Salix en latin, sont des plantes très faciles à cultiver et capables de supporter des températures sibériennes à l’instar du bouleau que l’on rencontre jusqu’au cercle arctique. On y trouve de grands arbres au port touffu jusqu’à 20 m de haut, parfois pleureur jusqu’au sous-arbrisseau prostré rampant. On distingue ainsi de grands arbres à l’aspect naturel et sauvage comme le saule Marsault, les saules pleureurs si romantiques lorsque leurs rameaux retombants vert frais balayent la surface de l’eau et les variétés ornementales adaptées aux jardins modestes, souvent méconnues comme , et , remarquables par leurs chatons soyeux colorés, leur port ou leur feuillage coloré.
N’oublions pas les variétés « utiles » comme le , parfait pour constituer une haie sauvage sur laquelle on peut se fournir en longs rameaux flexibles et colorés pour constituer des haies tressées vivantes et autres objets de vannerie. L’écorce de saule est tout aussi connue pour avoir donné le médicament Aspirine, un excellent fébrifuge et antidouleur qui fluidifie le sang, employé même si la molécule la saliciline est aujourd’hui synthétisée et remplacée par l’acide acétylsalicylique.
Chatons de saules
Ce sont des arbres caduques parmi les premiers à débourrer au printemps puis les derniers à perdre leurs feuilles. Avec trois cent espèces allant du grand arbre de parc comme le  au sous-arbrisseau prostré, à port élancé, tortueux chez le ou buissonnant, à feuillage argenté ou panaché de rose comme le , ce genre offre une diversité souvent insoupçonnée qui lui permet aussi d’entrer aussi dans les petits jardins. Ceux qui nous sont familiers, tels le saule blanc Salix alba ou le saule marsault sont cultivés depuis toujours pour leurs qualités ornementales, pour leur bois souple utilisé en vannerie ou pour leur caractère drageonnant si efficace pour fixer les berges des cours d’eau. Tous les saules portent des fleurs en chatons mâles ou femelles sur des sujets distincts, des feuilles étroites, ils ont en commun une préférence pour les sols frais à détrempés et les expositions ensoleillées. On les aime pour leur croissance rapide, leurs qualités ornementales qui les rendent souvent intéressants tout au long de l’année, ainsi que pour leur facilité de culture. On le sait peu, mais quelques espèces et variétés sont adaptées au climat montagnard ou encore aux Midi méditerranéen.

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